Le jardin botanique de la villa Thuret – Antibes Juan-les-Pins

Des vacances dans le sud de la France et en particulier sur la Côte d’Azur ne laisseront jamais indifférent l’amateur de jardinage exotique dont je fais partie 😉 Des noms de jardins célèbres me viennent automatiquement à l’esprit comme le Rayol, le Val-Rahmeh, la Serre de la Madone,… Dans cet article, je vous emmène à la Villa Thuret, au Cap d’Antibes.

Un site de recherche scientifique ouvert (gratuitement) au public

Au Cap d’Antibes, la Villa Thuret est un site de recherche scientifique consacré à la botanique et à l’acclimatation, depuis 1857. Créé par Gustave Thuret, botaniste et algologue, il fut le premier laboratoire de recherche français fonctionnant sur fonds privés. Gustave Thuret entreprend des essais systématiques d’acclimatation de végétaux exotiques, en collaboration avec le Museum de Paris et avec l’assistance  d’Edouard Bornet. Son œuvre est poursuivie par ses successeurs, Charles Naudin et Georges Poirault. Outre la production de résultats scientifiques passés et actuels, l‘introduction d’espèces exotiques  a contribué à la création du paysage de la Côte d’Azur et à l’essor de l’horticulture méditerranéenne.

https://www.antibesjuanlespins.com/decouvrir/les-balades-et-jardins/les-parcs-et-jardins/le-jardin-botanique-de-la-villa-thuret

Le jardin (d’acclimatation et de recherches) nous offre une vue d’ensemble du climat dit méditerranéen mais qui est pourtant loin de se limiter aux pourtours de la Grande Bleue.

De séculaires pins parasols
Des eucalyptus centenaires…

Mais aussi et surtout des palmiers, on ne renie pas ce qu’on aime! 😉

On peut remarquer le choix délibéré de ne pas toiletter les palmiers et, ainsi, leur permettre d’arborer le port tel qu’il l’est habituellement dans le milieu naturel.

(clic sur les photos pour le plein affichage!)

De beaux Sabal dont je n’ai pas noté l’espèce car j’étais focalisé sur…
ÇA! Un Jubaea chilensis! Mon préféré dans le monde des palmiers! Ici, ce n’est qu’un Jubaea adolescent de la taille qu’atteindront un jour peut-être, je l’espère secrètement, les miens de mon vivant!

Mais la Villa Thuret est surtout célèbre pour ses autres Jubaea chilensis en pleine force de l’âge.

Les 2 plus vieux exemplaires dont la plantation remonte aux années 1860-1870 à partir de graines ramenées du Chili par Charles Naudin et données à Gustave Thuret.

C’était l’occasion de montrer à mes filles la taille que peut atteindre le roi des palmiers…elles qui sont habituées à voir des sujets à peine caulescents dans mon jardin 😉 Quand on plante un Jubaea, c’est rarement pour soi mais pour ses descendants…

Cet exemplaire avait une infrutescence à maturité ce qui nous a permis de ramasser quelques coquitos avant que les écureuils ne s’en chargent!
Mais il faut résister à la tentation de tout manger (ce sont des répliques miniatures des noix de coco) et garder des graines pour perpétuer l’héritage de ces monuments végétaux. Ces graines seront semées au printemps 2022. Il est à noter que la Villa Thuret a vu la première fructification du Jubaea chilensis sur le sol français, c’était en 1894 …
Les Jubaea (entre autres) de la Côte d’Azur sont malheureusement en danger, en atteste le tuyau installé le long du stipe et qui sert à véhiculer les traitements contre le charançon rouge du palmier vers l’apex. Le CRP fait en effet des ravages depuis son apparition accidentelle vers 2010…
On voit malheureusement plus souvent ceci que des exemplaires en pleine forme, comme ici aux Ets Kuentz à Fréjus où plusieurs exemplaires de taille vénérables ont été décimés.

Pour le plaisir des yeux (clic sur les photos pour le plein affichage!)

Pour les infos pratiques, rendez-vous ICI

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